File de voyageurs devant les guichets de contrôle des passeports dans le hall d'arrivée d'un aéroport sri-lankais au lever du jour
Formalités · Sri Lanka

Visa Sri Lanka : l'ETA est gratuite depuis 2026, mais toujours obligatoire

Mis à jour le 25 août 2026

Le barème officiel complet, la prolongation à 100 USD et le piège de la double entrée.

La réponse en quatre lignes

Oui, il faut une autorisation. Depuis le 25 mai 2026, elle est gratuite pour les Français, les Belges, les Suisses, les Canadiens et les ressortissants de 40 pays au total.

Gratuite ne veut pas dire facultative : sans ETA validée avant le décollage, l'embarquement peut vous être refusé.

Elle se demande sur un seul site, eta.gov.lk, et couvre 30 jours avec double entrée.

C'est le 31ᵉ jour qui coûte cher : prolonger revient à 100 USD pour un Français, et dépasser sans prolonger, à 250 ou 500 USD de pénalité.

Faut-il un visa pour aller au Sri Lanka en 2026 ?

Oui — mais pas un visa au sens où on l'entend habituellement. Le Sri Lanka ne demande ni rendez-vous en consulat, ni dossier papier, ni vignette collée dans le passeport. Il demande une autorisation électronique de voyage, l'ETA, qu'on obtient en ligne avant de partir et qui est rattachée au numéro de passeport.

C'est la même logique que l'ESTA américain ou l'eTA canadien : une déclaration préalable, filtrée automatiquement, qui vous autorise à vous présenter à la frontière. Elle ne remplace pas le contrôle à l'arrivée, elle le prépare.

Ce qui a changé le 25 mai 2026

Jusque-là, cette autorisation était payante pour les Français. Depuis, elle ne l'est plus. Le Department of Immigration & Emigration sri-lankais l'écrit ainsi dans l'alerte officielle du portail ETA :

« With effect from 25.05.2026, nationals of the following 40 countries are eligible to obtain tourist visa (ETA) free-of-charge for a period of 30 days. »

Department of Immigration & Emigration — Alert 01

Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a répercuté la mesure dans sa fiche pays, mise à jour le 1er juillet 2026 :

« Depuis le 25 mai 2026, les ressortissants français titulaires d'un passeport ordinaire, de service ou diplomatique bénéficient de la gratuité des frais liés à l'autorisation électronique de voyage (ETA) […] d'une durée de 30 jours. »

France Diplomatie — fiche Sri Lanka

Deux précisions qui comptent. D'abord, aucune date de fin n'a été annoncée : la mesure n'est pas présentée comme une opération temporaire, contrairement à un dispositif similaire lancé en 2024 et qui, lui, avait une échéance. Ensuite, les frais payés avant le 25 mai 2026 ne sont pas remboursables — si vous avez réglé votre ETA en avril pour un voyage en septembre, l'administration ne vous rendra rien.

Les 40 nationalités concernées

La liste est nominative, publiée telle quelle par le portail officiel. La voici, dans l'ordre alphabétique de la source :

Australie Autriche Bahreïn Biélorussie Belgique Canada Chine République tchèque Danemark Finlande France Allemagne Inde Indonésie Iran Israël Italie Japon Kazakhstan Koweït Malaisie Népal Pays-Bas Nouvelle-Zélande Norvège Oman Pakistan Pologne Qatar Russie Arabie saoudite Corée du Sud Espagne Suède Suisse Thaïlande Turquie Émirats arabes unis Royaume-Uni États-Unis

+ les Maldives (90 jours au lieu de 30), les Seychelles et Singapour, par accords bilatéraux et sans faire partie des quarante.

Le texte officiel précise que la gratuité vaut pour les titulaires de passeports ordinaires, diplomatiques, officiels ou de service — pas seulement les passeports ordinaires.

⚠️ Un détail qui n'en est pas un

Le Luxembourg ne figure pas dans cette liste. Ni le Portugal, ni l'Irlande, ni la Grèce, ni la Hongrie, alors qu'ils apparaissent dans le barème de prolongation.

Écrire « c'est gratuit pour les Européens » est faux, et c'est le genre d'approximation qui se paie à l'enregistrement. Si votre passeport n'est pas français, belge, suisse ou canadien, vérifiez votre nationalité dans la liste ci-dessus, ligne par ligne.

Gratuit ne veut pas dire facultatif

C'est le contresens le plus fréquent depuis mai, et le plus coûteux. Le portail officiel prend soin de le dire lui-même :

« Please note that all foreign nationals, including nationals of the above-mentioned 40 countries […] are required to obtain an Electronic Travel Authorization (ETA) prior to arrival in Sri Lanka. »

Department of Immigration & Emigration — Alert 01

Autrement dit : tout le monde doit en faire la demande, y compris ceux qui ne paient rien. Les compagnies aériennes vérifient l'autorisation à l'enregistrement, parce que ce sont elles qui supportent le coût du réacheminement si un passager est refoulé. Se présenter sans ETA, c'est prendre le risque de ne pas monter dans l'avion, quel que soit le prix du billet.

Combien coûte l'ETA : le barème officiel complet

Le Department of Immigration & Emigration publie un barème détaillé, en dollars américains, sur sa page « Visa Fees ». Nous le reproduisons ici parce qu'il est, à notre connaissance, absent de toutes les pages francophones sur le sujet.

Si vous êtes français, belge, suisse ou canadien

Zéro dollar. Pas de frais de dossier, pas de frais de traitement, pas de supplément. L'ETA touristique de 30 jours à double entrée est délivrée gratuitement, que vous la demandiez vous-même, qu'un tiers la demande pour vous, ou que vous passiez par une mission sri-lankaise à l'étranger.

Si votre nationalité n'est pas dans la liste

Le barème officiel s'applique. Il distingue les pays de l'ASACR — l'association régionale sud-asiatique, qui regroupe l'Afghanistan, le Bangladesh, le Bhoutan, l'Inde, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka — des autres.

Barème officiel des frais d'ETA au Sri Lanka, en dollars américains, selon le mode de dépôt de la demande
Mode de dépôtASACR · touriste 30 jASACR · affaires 30 jAutres pays · touriste 30 jAutres pays · affaires 30 jTransit 2 jEnfants < 12 ans
Par le demandeur20 USD30 USD50 USD55 USDGratuitGratuit
Par un tiers20 USD30 USD50 USD55 USDGratuitGratuit
Auprès d'une mission sri-lankaise20 USD30 USD50 USD55 USDGratuitGratuit
Au siège de l'Immigration, Colombo20 USD30 USD50 USD55 USDGratuitGratuit
⚠️ À l'arrivée au poste-frontière25 USDindisponible60 USDindisponibleGratuitGratuit

Source : le barème publié par le Department of Immigration & Emigration.

Trois enseignements qu'il faut aller chercher dans les lignes du tableau :

Demander à l'arrivée coûte dix dollars de plus. 60 USD contre 50 pour un ressortissant hors ASACR, 25 contre 20 pour un ressortissant de la région. Ce n'est pas énorme, mais c'est une pénalité de procrastination assumée par l'administration.

Le visa d'affaires n'est pas délivré à l'arrivée. Les cases correspondantes du barème officiel sont vides. Si vous voyagez pour affaires et que votre nationalité n'ouvre pas droit à la gratuité, l'autorisation doit être obtenue avant le départ, sans exception.

Le transit de deux jours est gratuit pour tout le monde, y compris pour les nationalités qui paient le visa touristique. Et les enfants de moins de douze ans, toutes nationalités confondues, ne paient rien — nous verrons plus loin que cette gratuité s'arrête net au moment de prolonger.

⚠️ Deux sources officielles ne disent pas la même chose

Sur l'ETA affaires, la documentation officielle se contredit, et nous préférons le dire plutôt que trancher au hasard.

France Diplomatie

écrit que la gratuité s'applique « pour les séjours touristiques ou d'affaires ».

eta.gov.lk & Department of Immigration

parlent uniquement de « tourist visa (ETA) », et le barème officiel maintient un ETA affaires à 55 USD.

Les deux textes sont officiels, ils datent du même trimestre, et ils ne disent pas la même chose.

Notre recommandation, si vous voyagez pour affaires : faites la demande normalement et regardez le montant affiché à l'écran de paiement avant de valider. C'est le seul arbitre fiable. Ne payez pas d'avance à un intermédiaire sur la foi d'un montant annoncé.

Ce que facturent les intermédiaires, et pourquoi

Une partie des sites que vous croiserez en cherchant « visa Sri Lanka » sont des agences de traitement de dossier. Elles sont légales, elles sont visibles, et certaines figurent en bonne place dans les résultats de recherche. Elles facturent entre 30 et 45 euros de frais de service pour une démarche dont les frais officiels sont, pour un Français, de zéro.

Ce qu'elles vendent, ce n'est pas l'autorisation : c'est la relecture du formulaire, l'assistance en cas d'erreur de saisie, et le fait de ne pas avoir à s'en occuper. Certaines l'annoncent honnêtement, en distinguant clairement les frais officiels des frais de service. D'autres affichent un bandeau « à partir de 34 € » qui laisse croire à un tarif administratif.

Nous ne recommandons aucun de ces services et nous n'en déconseillons aucun. Nous disons simplement ceci : la démarche officielle prend une dizaine de minutes, elle est gratuite, et elle se fait sur un seul site. Si vous choisissez de payer pour être accompagné, faites-le en sachant que vous payez un service, pas une taxe.

Comment faire la demande, et sur quel site

Passeport posé près d'un ordinateur portable affichant un formulaire administratif, main tenant une carte bancaire au-dessus du clavier

Le seul site officiel

eta.gov.lk — et rien d'autre.

C'est l'adresse citée par le Department of Immigration & Emigration, par le portail ETA lui-même et par le ministère français des Affaires étrangères. Le Department le rappelle d'ailleurs dans un avertissement explicite : les paiements doivent être effectués via le dispositif prévu sur ce portail, précisément pour éviter d'avoir à repayer au poste-frontière.

Les adresses en .com, .org, .net ou .travel qui proposent le « visa officiel Sri Lanka » sont, dans le meilleur des cas, des intermédiaires commerciaux ; dans le pire, des sites de collecte de données. Aucun d'eux ne délivre l'autorisation : ils remplissent le formulaire officiel à votre place.

Un repère simple : l'extension .gov.lk ne peut pas être imitée. C'est un domaine gouvernemental sri-lankais, sa délivrance est contrôlée. Si l'adresse dans la barre du navigateur ne se termine pas par .gov.lk, vous n'êtes pas sur le site officiel.

Ce qu'il faut avoir sous la main

  • Le passeport, ouvert à la page des données. Numéro, dates de délivrance et d'expiration, et lieu de délivrance seront demandés.
  • L'adresse de la première nuit au Sri Lanka. Un hôtel réservé, une maison d'hôtes, une adresse chez des proches : il en faut une.
  • Les dates d'arrivée et de départ prévues.
  • Une adresse e-mail valide et surveillée : la confirmation y arrive, et c'est elle qu'on présente.
  • Une carte bancaire, seulement si votre nationalité n'ouvre pas droit à la gratuité.

Une demande distincte est nécessaire par voyageur, y compris pour les nourrissons. Un bébé qui voyage sur le passeport d'un parent a quand même besoin de sa propre autorisation dès lors qu'il dispose d'un document de voyage.

Quand la faire — et le délai que personne ne peut vous garantir

Vous lirez partout des délais : « 24 heures », « 48 heures », « immédiat ». Aucune source officielle ne publie de délai de traitement. Ni le Department of Immigration, ni le portail ETA, ni le Quai d'Orsay. Les chiffres qui circulent sont des moyennes constatées par des agences, pas des engagements.

Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le portail a connu plusieurs interruptions techniques depuis sa refonte, au point qu'un assureur français décrivait encore récemment le site officiel comme « inopérant en raison de problèmes techniques ». Il fonctionne aujourd'hui, mais la prudence reste de mise.

Notre recommandation : faites la demande deux à trois semaines avant le départ. C'est assez tôt pour absorber une panne du portail ou une demande de pièce complémentaire, et assez tard pour que vos dates soient stabilisées. Ne la faites pas la veille au soir, et ne la faites pas non plus six mois à l'avance : l'autorisation doit être utilisée avant sa date d'expiration, et sa validité dépend d'une entrée pendant la période indiquée.

Une fois l'approbation reçue, imprimez-la et gardez-en une copie sur votre téléphone. Le contrôle à l'arrivée est informatisé, mais un papier ne tombe pas en panne de batterie.

Ce qu'on vous demandera à l'arrivée

L'ETA autorise à se présenter à la frontière ; elle ne garantit pas l'entrée. Les conditions générales d'admission sont publiées par le Department of Immigration, et la fiche Entrée / séjour du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères les reprend à l'identique.

Un passeport valide au minimum six mois

à compter de la date d'arrivée. Ce n'est pas six mois à la date de la demande : six mois à partir du jour où vous posez le pied au Sri Lanka. Un passeport qui expire en février ne permet pas d'entrer en septembre.

Un billet de sortie

Le texte officiel parle d'une « assurance écrite » de retour vers le pays de domicile, ou d'un visa pour la destination suivante. Concrètement : un billet retour, ou un billet vers un autre pays. C'est la pièce la plus souvent réclamée à l'enregistrement, avant même l'arrivée.

Des ressources suffisantes

pour la durée du séjour et pour le voyage retour. L'administration ne publie aucun montant journalier, et nous n'en inventerons pas. Une carte bancaire et une réservation d'hébergement suffisent dans l'immense majorité des cas.

L'adresse de votre hébergement

susceptible d'être demandée au guichet.

Une dernière règle, moins connue, et que le ministère français formule sans détour :

« Entrer à Sri Lanka avec un visa de tourisme puis le faire transformer sur place en visa de résident est illégal et expose à un risque d'expulsion du territoire. »

France Diplomatie

Le visa touristique interdit par ailleurs toute activité, rémunérée ou non, autre que celle prévue par l'autorisation. Le bénévolat dans une école ou un refuge animalier, aussi désintéressé soit-il, ne relève pas du visa touristique.

Rester plus de 30 jours : le vrai coût

Salle d'attente d'une administration sri-lankaise, personnes assises avec leurs dossiers face à des guichets vitrés

C'est ici que la page devient utile, et c'est ici que les autres s'arrêtent.

L'ETA gratuite couvre 30 jours. Le Department of Immigration le rappelle en une phrase qui vaut avertissement : « ETA or on arrival visa valid up to 30 days only. If the tourist stays more than 30 days, 30 day tourist visa should be extended. »

Le 31e jour, il faut donc prolonger. Et la prolongation, elle, n'est pas gratuite.

Le barème officiel de prolongation

Ce tableau est publié par le Department of Immigration & Emigration. La France figure dans le premier groupe.

Barème officiel des frais de prolongation du visa touristique sri-lankais, par groupe de nationalités et par palier de durée
Nationalités31 – 90 jours91 – 180 jours181 – 270 jours
France, Belgique, Suisse, Canada, Autriche, Danemark, Pays-Bas, Pologne, Italie, Finlande, Allemagne, Irlande, Espagne, Grèce, Suède, Hongrie, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Norvège, Portugal, Slovénie, Estonie, Maurice, Islande, Cuba100 USD150 USD200 USD
États-Unis100 USD200 USD
Singapour, Maldives, Seychelles, République tchèqueGratuit150 USD200 USD
Tous les autres pays60 USD150 USD200 USD

Lisez bien la première colonne : cent dollars pour passer de 30 à 90 jours. Un séjour d'un mois et une semaine coûte exactement le même prix qu'un séjour de trois mois — le barème fonctionne par paliers, pas au prorata. Si vous hésitez entre 35 et 85 jours, le prix est identique.

Trois observations qui découlent du tableau :

La durée maximale atteignable est de 270 jours, soit neuf mois, en trois prolongations successives et pour un total de 450 USD. Au-delà, il faut changer de catégorie de visa.

Les Tchèques, Singapouriens, Maldiviens et Seychellois prolongent gratuitement jusqu'à 90 jours, là où un Français paie 100 USD. Le régime de faveur du 25 mai ne s'étend pas à la prolongation.

Les enfants de moins de douze ans, gratuits à l'entrée, paient la prolongation. Le texte officiel est explicite : ils « sont tenus de prolonger leur visa touristique en s'acquittant des frais applicables s'ils restent plus de trente jours ». Pour une famille de quatre personnes qui reste six semaines, la facture n'est pas de 100 USD mais de 400.

Où et comment prolonger

Deux voies, toutes deux officielles.

En ligne, sur le portail des services en ligne de l'immigration. C'est la voie recommandée, et la seule qui n'impose pas de traverser Colombo.

Sur place, au siège du Department of Immigration and Emigration, à Battaramulla, dans la banlieue est de Colombo. Les horaires sont publiés et méritent d'être notés, parce qu'ils sont plus contraignants qu'on ne l'imagine :

Siège de l'immigration · Battaramulla

Dépôt des dossiers
8 h 30 – 14 h 00 (tickets jusqu'à 14 h 00)
Retrait du visa
2 h 30 après le dépôt, ou 9 h 00 – 12 h 00 le jour assigné
Guichets de paiement
fermés à 15 h 30
Fermeture
samedi, dimanche et jours fériés

Le Sri Lanka compte beaucoup de jours fériés : chaque pleine lune en est un.

Source : la rubrique consacrée à la prolongation.

Les pièces à présenter pour une prolongation touristique : billet d'avion retour, adresse et téléphone de l'hébergement, formulaire avec photo, passeport valide. Si vous déposez au siège, votre présence physique est obligatoire pour déposer et pour retirer — on ne peut pas envoyer quelqu'un à sa place.

Une contrainte supplémentaire, souvent découverte trop tard : votre séjour doit se terminer au moins deux mois avant l'expiration de votre passeport. C'est plus exigeant que la règle des six mois à l'arrivée. Un passeport qui expire dans sept mois permet d'entrer, mais pas de prolonger jusqu'au bout.

⛔ Le piège de la double entrée

Prolonger trop tôt annule votre seconde entrée

Deux voyageurs de dos dans une passerelle d'embarquement vitrée, avion sur le tarmac en fin d'après-midi

Votre ETA gratuite comprend une double entrée : vous pouvez sortir du pays et y revenir une fois, pendant les 30 jours. C'est exactement ce qu'il faut pour un aller-retour aux Maldives ou en Inde du Sud.

Sauf que le règlement officiel pose deux limites que personne ne publie :

« Double entry facility for tourist visa are only available during the first 30 day period from their initial arrival date. »

Department of Immigration & Emigration

« The above mentioned double entry facility will automatically be cancelled if the visa extension requested/obtained during the first 30 day period from the initial arrival date. »

Department of Immigration & Emigration

En clair : demander votre prolongation avant la fin des 30 premiers jours annule votre seconde entrée.

Si vous prévoyez à la fois de rester plus d'un mois et de faire une escapade hors du Sri Lanka, vous devez choisir votre ordre :

✅ Escapade d'abord, prolongation ensuite

Vous utilisez votre double entrée, puis vous prolongez après votre retour, dans les derniers jours du premier mois.

⚠️ Prolongation d'abord

Vous perdez la seconde entrée, et toute sortie du territoire mettra fin à votre séjour.

À noter également : une prolongation obtenue contre paiement est automatiquement annulée au moment où vous quittez le pays. Elle ne se « garde » pas pour un retour ultérieur.

Ce qu'il en coûte de dépasser

Rester au-delà de la durée autorisée sans prolonger a un prix, fixé par le Gazette n° 2337/10 du 21 juin 2023 et toujours en vigueur.

Pénalités officielles applicables en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée au Sri Lanka
SituationCe que vous payez
✅ Départ dans les 7 jours suivant l'expirationLes frais de visa applicables, au poste de départ. Aucune pénalité.
⚠️ Dépassement de 8 à 14 jours250 USD de pénalité, en plus des frais de visa
❌ Dépassement de plus de 14 jours500 USD de pénalité, en plus des frais de visa

La première ligne est une soupape utile : un vol annulé, une hospitalisation, un contretemps de quelques jours ne se transforment pas en amende. Passé la première semaine, en revanche, la note grimpe vite — et 500 USD dépassent le coût d'une prolongation complète de neuf mois.

Il faut ajouter que ces montants ne sont que la partie financière. Un dépassement est inscrit au dossier et peut compliquer une demande ultérieure.

Le visa à l'arrivée existe encore — et il coûte plus cher

Voyageur seul tendant son passeport à un comptoir administratif isolé dans un hall d'arrivée d'aéroport

Contrairement à ce qu'on lit souvent, le Sri Lanka n'a pas supprimé la délivrance au poste-frontière. Elle figure toujours au barème officiel, à la dernière ligne : 60 USD pour un ressortissant hors ASACR, 25 USD pour un ressortissant de la région.

Trois raisons de ne pas compter dessus.

C'est plus cher. Dix dollars de supplément par rapport à la demande en ligne, pour les nationalités payantes.

Ce n'est pas ouvert à tout le monde. Le Department d'Immigration le précise en note : « Restricted nationals will not be able to apply tourist visa on arrival at the port of entry. » Certaines nationalités — le Cameroun, le Nigeria, la Côte d'Ivoire, le Ghana et l'Afghanistan sont nommément visés par une alerte officielle distincte — doivent passer par un parrain sri-lankais et déposer un dossier au siège de l'immigration.

Surtout, ça ne règle pas le problème de l'embarquement. Ce sont les compagnies aériennes qui vérifient les documents au comptoir d'enregistrement, en France, avant le décollage. Une autorisation « qu'on prendra à l'arrivée » n'existe pas encore à ce moment-là. Le risque n'est pas d'être refoulé à Colombo : il est de ne pas monter dans l'avion à Paris.

Pour un voyageur français, la question ne se pose de toute façon pas : la demande en ligne est gratuite. Il n'existe aucune raison de payer 60 USD au guichet pour une démarche qui ne coûte rien depuis chez soi.

Transit, affaires, enfants, doubles nationaux : les cas particuliers

Le transit

Le seuil officiel est de 24 heures, et non de 48 comme on le lit fréquemment. Le texte est sans ambiguïté : « If you are staying more than 24 hours to get your connecting flight, you have to apply for a transit visa at the port of entry on your arrival or from Sri Lankan Missions Abroad before your arrival. It is valid only for 48 hours. » Les 48 heures sont la durée de validité du visa de transit, pas le seuil qui le déclenche. Ce visa est gratuit pour toutes les nationalités, et il se demande à l'arrivée ou auprès d'une mission sri-lankaise — pas nécessairement en ligne.

Les voyages d'affaires

L'ETA affaires couvre 30 jours en entrées multiples. Son tarif officiel est de 55 USD pour les nationalités payantes, et sa gratuité pour les 40 pays fait l'objet de la divergence signalée plus haut. Elle ne se demande pas à l'arrivée. Elle ne peut pas être prolongée en ligne : la prolongation d'un visa d'affaires passe obligatoirement par le siège de l'immigration.

Les enfants

Gratuits à l'entrée quelle que soit leur nationalité en dessous de douze ans, mais soumis aux frais de prolongation au-delà de trente jours. Chaque enfant a besoin de sa propre autorisation, y compris s'il figure sur le passeport d'un parent.

Les doubles nationaux et les enfants d'origine sri-lankaise

Le Department d'Immigration prévoit des exemptions totales de visa, très mal connues. Sont dispensés : les doubles nationaux sri-lankais ; les enfants jusqu'à 21 ans dont la naissance a été enregistrée au titre de la section 5(2) du Citizenship Act de 1948 ; et les enfants de moins de 21 ans nés au Sri Lanka de parents sri-lankais devenus étrangers. Si votre famille est concernée, cela vaut la peine de vérifier avant de payer quoi que ce soit.

Les passeports diplomatiques et officiels

Visa gratuit de plein droit, sur recommandation du ministère de tutelle.

Ce que les autres pages se trompent à écrire

Nous avons lu les neuf pages qui ressortent en premier sur cette recherche. Sept d'entre elles publient un chiffre faux, une date fausse, ou se taisent sur une mesure entrée en vigueur il y a trois mois. Voici les corrections, avec la source officielle en face.

Onze affirmations relevées sur les pages concurrentes, confrontées à la source officielle
✗ Ce qu'on lit✓ Ce que dit la source officielle
✗ « Le visa touristique standard coûte désormais environ 88 euros »0 USD pour un Français depuis le 25/05/2026 (portail ETA, Alert 01)
✗ « 35 USD pour une entrée simple et 40 USD pour une double entrée »✓ 0 USD pour les 40 pays ; 50 USD double entrée pour les autres (barème officiel)
✗ « Les visas touristiques de 30 jours coûtent de 20 à 100 USD »✓ 20 USD (ASACR), 50 USD (autres), 0 USD (les 40 pays). Aucun palier à 100 USD à l'entrée
✗ « Frais de traitement environ 33 euros »✓ Frais officiels nuls pour la France. Les 33 € sont des frais de service privés
✗ « depuis le 1er octobre 2024, pour 35 pays »25 mai 2026, 40 pays, sans échéance annoncée
✗ « nouveau système d'e-Visa en remplacement de l'ETA »✓ Le système officiel s'appelle toujours ETA. Aucun « e-Visa » n'a remplacé quoi que ce soit
✗ « transit de moins de 48 heures : pas besoin de visa »✓ Le seuil est de 24 heures. 48 h est la durée de validité du transit
✗ « le visa touristique peut être prolongé de 60 jours supplémentaires »✓ Le barème officiel va jusqu'à 270 jours, par paliers de 100 / 150 / 200 USD
✗ « prolongation : deux fois trente jours, demande au plus tard 8 jours avant expiration »✓ Paliers 31-90 / 91-180 / 181-270 jours. Aucun délai de 8 jours dans le texte officiel
✗ « Frais ministériels + service à partir de 34 € »✓ Frais ministériels : 0 € pour la France. Les 34 € sont intégralement des frais de service
silence complet sur la gratuité (deux pages)✓ Mesure en vigueur depuis le 25 mai 2026

Aucune de ces pages n'est malhonnête : la plupart ont simplement été écrites avant mai 2026 et n'ont pas été relues depuis. C'est précisément le risque d'une page de formalités — elle vieillit sans prévenir.

C'est aussi pourquoi nous datons celle-ci en clair, et pourquoi nous vous invitons à faire ce que nous faisons : avant de partir, ouvrez eta.gov.lk et lisez le bandeau d'alerte en haut de la page d'accueil. Il est mis à jour à chaque changement de régime, et il fait foi.

Questions fréquentes

Est-ce qu'il faut un visa pour aller au Sri Lanka ?

Oui. Il faut une autorisation électronique de voyage (ETA), à obtenir avant le départ sur eta.gov.lk. Depuis le 25 mai 2026, elle est gratuite pour les ressortissants de 40 pays dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada — mais elle reste obligatoire.

Combien coûte un visa pour le Sri Lanka ?

Rien pour un Français, un Belge, un Suisse ou un Canadien. Pour les autres nationalités, le barème officiel prévoit 50 USD pour 30 jours en double entrée, ou 20 USD pour les pays d'Asie du Sud, et 10 USD de plus si la demande est faite à l'arrivée.

Quel est le délai pour obtenir l'ETA ?

Aucune source officielle ne publie de délai de traitement. Les 24 ou 48 heures que l'on lit sont des moyennes constatées par des agences, pas des engagements. Faites la demande deux à trois semaines avant le départ.

Quel est le site officiel pour demander le visa Sri Lanka ?

eta.gov.lk, et lui seul. L'extension .gov.lk est un domaine gouvernemental sri-lankais qui ne peut pas être imité. Tous les autres sites sont des intermédiaires commerciaux qui remplissent le formulaire officiel à votre place.

Quand demander l'ETA Sri Lanka ?

Deux à trois semaines avant le départ. Assez tôt pour absorber une panne du portail, assez tard pour que vos dates soient définitives. L'autorisation doit être utilisée avant sa date d'expiration.

Peut-on obtenir un visa à l'arrivée au Sri Lanka ?

Oui, c'est toujours possible et cela figure au barème officiel, à 60 USD ou 25 USD pour l'Asie du Sud. Mais certaines nationalités en sont exclues, le visa d'affaires n'y est pas délivré, et la compagnie aérienne contrôle les documents à l'embarquement. Pour un Français, la demande en ligne est gratuite : la question ne se pose pas.

Combien de temps peut-on rester au Sri Lanka ?

Trente jours avec l'ETA. Au-delà, il faut prolonger : 100 USD pour aller jusqu'à 90 jours si vous êtes français, 150 USD jusqu'à 180 jours, 200 USD jusqu'à 270 jours. Neuf mois est le maximum atteignable par ce mécanisme.

Les enfants ont-ils besoin d'une ETA ?

Oui, chaque voyageur a besoin de sa propre autorisation, y compris les nourrissons. Elle est gratuite pour tous les moins de douze ans, quelle que soit la nationalité. En revanche, la prolongation au-delà de trente jours leur est facturée au tarif normal.

Que se passe-t-il si on dépasse la durée autorisée ?

Un départ dans les sept jours suivant l'expiration n'entraîne aucune pénalité, seulement le paiement des frais de visa au poste de départ. Entre huit et quatorze jours de dépassement, la pénalité est de 250 USD ; au-delà de quatorze jours, de 500 USD, en plus des frais de visa.

Poursuivre la lecture

Les formalités réglées, reste la vraie question

Les formalités réglées, reste la vraie question : quand y aller. Le Sri Lanka n'a pas une bonne et une mauvaise saison, il a deux moussons décalées et deux côtes qui ne pleuvent jamais en même temps — notre guide pour savoir quand partir au Sri Lanka détaille les quatre saisons officielles, mois par mois, avec les normales de pluie station par station.

Si votre itinéraire n'est pas encore arrêté, notre guide du circuit au Sri Lanka propose des enchaînements réalistes selon la durée dont vous disposez, et les plus beaux endroits de l'île vous aidera à trancher entre le triangle culturel, les hautes terres et le sud.

Trente jours, c'est court pour une île qui compte huit sites classés au patrimoine mondial, vingt-six parcs nationaux et une côte sud où l'on observe les baleines bleues au large de Mirissa. C'est précisément pour ce genre de programme que la question de la prolongation se pose — et qu'il vaut mieux connaître le barème avant de partir que devant un guichet de Battaramulla.

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