Les langues du Sri Lanka : cinghalais, tamoul, anglais — et les mots qui servent en voyage
Le Sri Lanka a deux langues officielles, le cinghalais et le tamoul, et la constitution fait de l’anglais la langue de liaison entre les deux. Pour un voyageur, cela se traduit simplement : l’anglais suffit sur l’essentiel du parcours touristique, et deux mots — ayubowan dans le Sud, vanakkam dans le Nord — ouvrent plus de portes qu’un long discours. Voici où l’on parle quoi, les expressions qui servent vraiment, et comment lire d’un coup d’œil les deux écritures qui couvrent chaque panneau.
L’essentiel en trente secondes
Le cinghalais, langue de la majorité, et le tamoul, langue d’administration dans le Nord et l’Est. Toutes deux sont aussi « langues nationales » dans la constitution.
C’est la langue de liaison officielle. Hôtels, chauffeurs, guichets de gare et restaurants touristiques le pratiquent couramment.
Ayubowan (« bonjour », en cinghalais) et vanakkam (« bonjour », en tamoul). Pour dire merci : istuti ou nandri.
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Quelle langue parle-t-on au Sri Lanka ? Ce que dit la constitution
La réponse la plus sûre est aussi la plus courte : elle est écrite noir sur blanc dans la constitution du Sri Lanka, publiée par le Parlement (texte à jour au 31 octobre 2022), au chapitre IV consacré à la langue.
Deux langues officielles et une langue de liaison
L’article 18 tient en trois lignes.
- 18(1)Le cinghalais est la langue officielle du Sri Lanka.
- 18(2)Le tamoul est également langue officielle.
- 18(3)L’anglais est la langue de liaison.
L’article 19 ajoute que le cinghalais et le tamoul sont les deux langues nationales du pays.
Cette formulation a son histoire — elle date de 1987, on y revient plus bas — mais pour le voyageur, elle dit l’essentiel : il n’y a pas « une » langue sri-lankaise, il y en a deux à égalité de statut, et une troisième qui fait le pont.
Langue d’administration : le tamoul dans le Nord et l’Est
L’article 22 précise comment ces langues se répartissent dans les services publics. Le cinghalais et le tamoul sont langues d’administration dans tout le pays ; le cinghalais est utilisé pour les registres et les démarches dans toutes les provinces sauf le Nord et l’Est, où c’est le tamoul. L’article 24 applique la même règle aux tribunaux.
Autrement dit, la constitution dessine elle-même une carte linguistique. Quand vous montez vers le Nord tamoul, autour de Jaffna, ou que vous longez la côte est, la langue des bureaux, des affiches et des conversations change avec elle.
Cinghalais et tamoul : deux langues que presque tout sépare
On imagine volontiers deux dialectes cousins. C’est l’inverse : le cinghalais et le tamoul appartiennent à deux familles de langues différentes, s’écrivent avec deux alphabets différents et ne se comprennent pas l’un l’autre.
| Cinghalais | Tamoul | |
|---|---|---|
| Famille | Indo-aryenne (comme le hindi, de loin) | Dravidienne (comme le malayalam ou le kannada) |
| Aire | Propre au Sri Lanka ; parenté étroite avec le dhivehi des Maldives | Sri Lanka, sud de l’Inde (Tamil Nadu, Pondichéry), Singapour, Malaisie |
| Écriture | Cinghalaise, aux lettres arrondies | Tamoule, plus anguleuse |
| Où l’entendre | Sud, Ouest, centre de l’île | Nord, Est, et une partie des hautes terres |
| Bonjour | Ayubowan | Vanakkam |
| Merci | Istuti | Nandri |
Le cinghalais, une langue indo-aryenne propre à l’île
D’après la fiche que l’INALCO consacre au singhalais, le cinghalais est une langue d’origine indo-aryenne, apparentée aux langues du nord de l’Inde, dont le plus proche parent est le dhivehi, parlé aux Maldives. Au fil des siècles, il a absorbé des mots du tamoul, du pali et du sanskrit, puis du portugais, du néerlandais et de l’anglais.
Sa particularité, celle qui déroute les apprenants : il existe deux cinghalais. Le cinghalais parlé, celui de la rue, et le cinghalais littéraire, celui des journaux et des documents officiels, diffèrent par la prononciation, la grammaire et le vocabulaire. Un manuel qui enseigne l’un prépare mal à l’autre.
Le tamoul, une langue dravidienne partagée avec l’Inde du Sud
Le tamoul est l’une des plus anciennes langues littéraires encore parlées. L’INALCO le présente comme l’exemple le plus ancien connu des langues dravidiennes, parlé aujourd’hui par plus de 80 millions de personnes, langue officielle au Tamil Nadu, à Pondichéry, au Sri Lanka, à Singapour et en Malaisie. Lui aussi connaît deux registres, classique et moderne.
Le tamoul du Sri Lanka a ses propres tournures et son propre accent, distincts de ceux du Tamil Nadu ; les salutations de base, elles, sont les mêmes des deux côtés du détroit.
Qui parle quoi, et où, sur l’île
Pour un voyageur, la question utile n’est pas « combien », mais « où ». La répartition suit en gros la géographie des communautés — et la carte que dessine l’article 22 de la constitution.
Le Sud, l’Ouest et le centre : le cinghalais domine
C’est la langue de Colombo, de la côte sud-ouest et de ses plages, de Kandy et du triangle culturel. C’est aussi, avec le pali, la langue qu’on entend dans les temples bouddhistes — la page que nous consacrons aux statues de Bouddha rappelle les gestes attendus dans ces lieux. Si votre circuit s’en tient au Sud et au centre, c’est ayubowan qu’il faut retenir.
Le Nord et l’Est : le tamoul d’abord
Dans la péninsule de Jaffna et sur la côte est, de Trincomalee à Batticaloa, le tamoul est la langue du quotidien et de l’administration. Commencer par vanakkam y est une marque d’attention que les habitants relèvent — un ayubowan n’y serait pas mal pris, mais il tomberait à côté.

Les hautes terres du thé : les Tamouls des plantations
Dans les hautes terres du thé, de Nuwara Eliya aux environs d’Ella, vivent de nombreuses familles tamoules d’origine indienne. Le recensement les nomme Malaiyaga Thamilar — littéralement « Tamouls des collines ». On y entend donc le tamoul autant que le cinghalais, parfois dans le même village.
Parle-t-on anglais, et français, au Sri Lanka ?
L’anglais : suffisant sur la route touristique, moins ailleurs
Oui, et c’est ce qui rend le pays si simple à parcourir. L’anglais est la langue de liaison officielle, celle qu’utilisent entre eux un Cinghalais et un Tamoul qui ne partagent pas d’autre langue. Dans les hôtels, les guesthouses, les restaurants touristiques, les gares et auprès des chauffeurs, vous vous ferez comprendre en anglais simple. Même la police touristique fonctionne en anglais, comme le rappelle notre page sur la sécurité au Sri Lanka.
La limite est celle de la route touristique. Dans un village à l’écart, sur un marché de campagne ou dans un bus local, l’anglais devient plus hésitant, surtout chez les plus âgés. Des phrases courtes, des chiffres écrits et un sourire suffisent presque toujours.
Le français : rare, mais quatre Alliances françaises
Le français n’est pas une langue d’usage au Sri Lanka. Il n’est pas absent pour autant : Campus France recense quatre Alliances françaises sur l’île — Colombo, Kandy, Jaffna et Matara —, qui enseignent la langue aux Sri-Lankais. Pour voyager en français, la voie la plus sûre reste un circuit avec chauffeur-guide francophone, que les agences locales proposent couramment. En dehors de ce cadre, prévoyez l’anglais.
L’anglais du Sri Lanka : les tournures et le mouvement de tête
L’anglais qu’on parle sur l’île a ses habitudes. Les voyageurs remarquent vite le isn’t it? ajouté en fin de phrase, quel que soit le verbe, ou les adjectifs doublés pour insister. Et surtout, un léger balancement de la tête de droite à gauche, qui veut le plus souvent dire « oui » ou « d’accord » — et non « non », comme un Européen le lirait. Dans le doute, faites confirmer à voix haute.

Les mots utiles en voyage, en cinghalais et en tamoul
Personne n’attend d’un visiteur qu’il parle cinghalais ou tamoul. Mais quelques mots, bien placés, changent l’accueil. Voici l’essentiel, classé par situation. La colonne « à prononcer » transcrit les sons pour un lecteur francophone.
| Situation | Français | Cinghalais (à prononcer) | Tamoul (à prononcer) |
|---|---|---|---|
| Arriver | Bonjour (formel) | Ayubowana-you-bô-wan | Vanakkamva-nak-kam |
| Arriver | Comment allez-vous ? | Kohomada ?ko-ho-ma-da | Eppadi irukkīngal ?ép-pa-di i-rouk-kin-gal |
| Arriver | Bien, merci | Hondin innawahon-dine in-na-wa | Nandraaga irukkirennan-dra-ga i-rouk-ki-rén |
| Remercier | Merci | Istutiis-tou-ti | Nandrinan-dri |
| Remercier | Merci beaucoup | Bohoma istutibo-ho-ma is-tou-ti | Miga nandrimi-ga nan-dri |
| Demander | S’il vous plaît | Karunakaralaka-rou-na-ka-ra-la | Tayavu seydhuta-ya-vou sé-dou |
| Demander | Oui / Non | Ow / Néô / né | Ām / Illaiâm / il-laï |
| Acheter | Combien ? | Kiyada ?ki-ya-da | Idhu evvalavu ?i-dou év-va-la-vou |
| Comprendre | Je ne comprends pas | Mata terenne néma-ta té-rén-né né | Puriyavillaipou-ri-ya-vil-laï |
| S’excuser | Pardon, excusez-moi | Samāwennasa-ma-wén-na | Mannikkavumman-nik-ka-voum |
| Partir | Au revoir | Gihin ennamgui-hine én-nam | Pōyittu varēnpoï-tou va-rén |
| Urgence | À l’aide ! | Mata udaw ōna !ma-ta ou-da-ou ô-na | Kāppātrungal !kap-pa-troun-gal |
Transcriptions établies en recoupant plusieurs lexiques de référence ; l’orthographe latine de ces langues n’est pas normalisée, vous croiserez d’autres graphies (« stuti », « ayubowan », « ayubovan »).

Pour la nourriture, les mots viennent tout seuls : kottu, hoppers (appa en cinghalais, appam en tamoul), short eats. Notre guide de la street food sri-lankaise donne les quelques noms qui servent pour commander.
Ayubowan : le salut mains jointes
Ayubowan n’est pas un simple « bonjour ». Le mot formule un souhait — on le traduit couramment par « puissiez-vous vivre longtemps » — et il s’accompagne d’un geste : les paumes jointes à hauteur de poitrine, avec une légère inclinaison de la tête. C’est le salut des accueils, des cérémonies et des hôtels. Entre amis, on dit plus volontiers halō, emprunté à l’anglais. Répondre au geste par le même geste suffit : personne ne vous demandera de prononcer parfaitement.
Le geste, en trois temps
- 1Les paumes jointes
- 2À hauteur de poitrine
- 3Une légère inclinaison de la tête
Dans le Nord et l’Est, commencez par vanakkam
Vanakkam se dit lui aussi mains jointes. Dans les régions tamoules, c’est le premier mot à retenir, et nandri le second. Si vous hésitez sur la langue de votre interlocuteur, l’anglais reste un terrain neutre et parfaitement accepté.
Prononcer sans se tromper
Trois repères suffisent. Les voyelles se prononcent toutes, comme en italien : istuti se dit « is-tou-ti ». Les consonnes doublées s’appuient : vanakkam insiste sur le « k ». Et le « r » est roulé, jamais guttural. Pour les nombres, les prix et les adresses, l’anglais reste le plus sûr.
Deux écritures sur chaque panneau
Sur les panneaux de gare, les plaques de rue et les bâtiments publics, vous verrez presque toujours trois écritures superposées : cinghalaise, tamoule, latine. C’est l’application de la politique trilingue du pays, qui demande que les panneaux et plaques d’intérêt public figurent dans les trois langues, comme l’a rappelé le ministère compétent dans la presse sri-lankaise en 2020. Les avis affichés dans les gares suivent la même logique, avec quelques exceptions que nous signalons dans notre guide du train au Sri Lanka.
L’écriture cinghalaise
Voici le mot « cinghalais » écrit dans sa propre écriture :
Les lettres sont arrondies, faites de boucles et de courbes. Selon la norme Unicode, cette écriture descend de l’écriture brahmi de l’Inde ancienne, ressemble dans sa structure aux écritures du sud de l’Inde, et sert aussi à écrire le pali et le sanskrit. Comme ses cousines indiennes, elle note chaque consonne avec une voyelle incluse, que de petits signes viennent modifier.
L’écriture tamoule
Le mot « tamoul » s’écrit ainsi en tamoul :
L’écriture est plus anguleuse. Elle aussi appartient à la grande famille des écritures issues du brahmi, mais un lecteur de l’une ne lit pas l’autre.
Le nom du pays dans ses trois langues
Le Parlement du Sri Lanka affiche son nom en trois écritures sur son site officiel.
Le nom de Ceylan, lui, a cessé d’être officiel en 1972 : selon l’Encyclopædia Britannica, c’est avec la constitution proclamée cette année-là que Ceylan est devenue la République de Sri Lanka. Il survit dans le « thé de Ceylan ».
Comment le Sri Lanka est devenu trilingue : les dates
L’équilibre actuel entre les trois langues est le fruit de trente ans de textes. Les voici, dans l’ordre, sans commentaire.
- 1956
une seule langue officielle.
L’Official Language Act n° 33 de 1956 dispose en son article 2 que « la langue cinghalaise sera l’unique langue officielle de Ceylan ». Les langues utilisées jusque-là dans l’administration peuvent l’être encore, au plus tard jusqu’au 31 décembre 1960.
- 1972
Ceylan devient Sri Lanka.
La nouvelle constitution change le nom du pays et maintient le cinghalais comme langue officielle.
- 1978
la constitution actuelle.
C’est le texte toujours en vigueur, qui consacre son chapitre IV à la langue.
- 1987
le tamoul devient langue officielle.
Le 13ᵉ amendement, adopté le 14 novembre 1987, ajoute à l’article 18 les deux phrases qui fondent l’équilibre actuel : le tamoul est également langue officielle, l’anglais est la langue de liaison.
- 1988
la langue de l’administration.
Le 16ᵉ amendement, certifié le 17 décembre 1988 selon le Parlement, réécrit l’article 22 : cinghalais et tamoul deviennent langues d’administration dans tout le pays, le tamoul étant la langue des services publics dans le Nord et l’Est.
Depuis, une politique trilingue encadre l’affichage public : c’est elle qui explique les panneaux en trois écritures que vous croiserez partout.
Se faire comprendre sans parler la langue
Traduction sur téléphone
Les principales applications de traduction gèrent les deux langues : Google Traduction propose le cinghalais et le tamoul. Pratique pour un menu, un panneau ou un message à montrer à un chauffeur. Vérifiez simplement le sens avec votre interlocuteur : sur des phrases longues, la traduction automatique de ces langues reste approximative, et une question simple en anglais donne souvent un meilleur résultat.

Apprendre quelques bases avant de partir
Les mots du tableau ci-dessus s’apprennent en une soirée, et ce sont eux qu’on retient. Pour aller plus loin, l’INALCO, à Paris, enseigne le singhalais comme le tamoul, y compris le tamoul de Sri Lanka. Une bonne occasion de pratiquer sur place : le Nouvel An cinghalais et tamoul, à la mi-avril, une fête que les deux communautés partagent.
Ce qu’il faut retenir
- Deux langues officielles, le cinghalais et le tamoul, et l’anglais comme langue de liaison.
- Le cinghalais au Sud, à l’Ouest et au centre ; le tamoul au Nord, à l’Est et dans une partie des hautes terres.
- L’anglais suffit sur tout le parcours touristique ; le français reste rare.
- Ayubowan et istuti dans le Sud, vanakkam et nandri dans le Nord : quatre mots qui changent l’accueil.
Questions fréquentes sur les langues du Sri Lanka
Quelle langue parle-t-on au Sri Lanka ?
On parle surtout le cinghalais et le tamoul, les deux langues officielles fixées par l’article 18 de la constitution. Le cinghalais domine dans le Sud, l’Ouest et le centre ; le tamoul dans le Nord et l’Est. L’anglais, langue de liaison officielle, est largement compris dans les lieux touristiques.
Parle-t-on anglais au Sri Lanka ?
Oui. L’anglais est la langue de liaison reconnue par la constitution et la langue commune du tourisme : hôtels, chauffeurs, gares et restaurants le pratiquent. Il devient plus hésitant dans les villages et avec les personnes âgées, où des phrases courtes et des chiffres écrits aident beaucoup.
Est-ce que le français est parlé au Sri Lanka ?
Très peu. Le français n’est pas une langue d’usage, même s’il est enseigné dans quatre Alliances françaises, à Colombo, Kandy, Jaffna et Matara. Pour voyager en français, il faut passer par un chauffeur-guide francophone ; ailleurs, prévoyez l’anglais.
Comment dit-on bonjour au Sri Lanka ?
En cinghalais, on dit ayubowan (a-you-bô-wan), les mains jointes à hauteur de poitrine ; le mot exprime un souhait de longue vie. En tamoul, dans le Nord et l’Est, on dit vanakkam (va-nak-kam), avec le même geste. Entre proches, halō s’emploie aussi.
Comment dit-on merci en sri-lankais ?
En cinghalais, istuti (is-tou-ti), ou bohoma istuti pour « merci beaucoup ». En tamoul, nandri (nan-dri), ou miga nandri. Le choix dépend de la région : istuti dans le Sud et le centre, nandri dans le Nord et l’Est.
Comment dit-on « je t’aime » en cinghalais ?
En cinghalais, on dit mama oyāṭa ādareyi (ma-ma o-ya-ta a-da-ré-yi). En tamoul, nān unnai kādhalikkiren (nane oun-naï ka-da-lik-ki-rén). Ce sont des formules intimes : en voyage, istuti et nandri vous serviront bien plus souvent.
Le « sri-lankais » est-il une langue ?
Non. « Sri-lankais » désigne les habitants du pays, pas une langue. Ce qu’on appelle parfois « la langue sri-lankaise » est en réalité le cinghalais (ou singhalais, ou cingalais — les trois graphies sont correctes), la langue de la majorité. Le tamoul est l’autre langue officielle.
Quel alphabet utilise-t-on au Sri Lanka ?
Deux alphabets coexistent : l’écriture cinghalaise, aux lettres arrondies, et l’écriture tamoule, plus anguleuse. Toutes deux descendent de l’écriture brahmi de l’Inde ancienne. Sur les panneaux publics, elles apparaissent presque toujours avec l’alphabet latin, en version anglaise.
Conclusion
Au Sri Lanka, la langue n’est jamais un obstacle pour le voyageur : l’anglais tient le rôle de pont que la constitution lui a confié. Mais connaître la différence entre le cinghalais et le tamoul, savoir où l’on passe de l’un à l’autre et dire ayubowan ou vanakkam au bon endroit, c’est montrer qu’on a regardé le pays tel qu’il est, avec ses deux langues et ses deux écritures.
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