Les deux pattes de lion monumentales en brique encadrant l'escalier de la terrasse du rocher de Sigiriya, au Sri Lanka, en début de matinée

Sigiriya,
le rocher du Lion

180 m · 35 USD · 7 h-17 h

Culture & sites · sources officielles

Le rocher du Lion au Sri Lanka : visiter Sigiriya, prix officiel, horaires et montée

Le rocher du Lion, Sigiriya de son nom, est un bloc de granit de 180 mètres qui porte à son sommet les ruines d’un palais du Vᵉ siècle. Le billet coûte 35 dollars pour un adulte étranger, payés en roupies au taux du jour, et le site ferme à 17 heures. Voici ce que dit la grille officielle, ce qu’il faut savoir avant de monter, à quelle heure le faire, et pourquoi les insectes du rocher méritent d’être pris au sérieux sans gâcher la visite.

L’essentiel en trente secondes

180 mètres

La hauteur du rocher au-dessus de la plaine, selon l’UNESCO. Les chiffres plus élevés qui circulent sont des altitudes, ou des erreurs.

35 USD11 690 LKR

Le billet adulte étranger, musée compris. Demi-tarif de 20 USD pour les 6-12 ans. Montant en roupies au taux du 24 septembre 2026.

Fermeture à 17 h

Ouverture à 7 h selon le portail national, billets dès 5 h selon le site du projet Sigiriya. Présentez-vous à l’ouverture.

Silence sur le sentier

Des nids d’insectes occupent la terrasse du lion. Le bruit favorise les attaques : on monte sans parler fort.

Histoire du site

Sigiriya, le rocher du Lion du Sri Lanka : ce qu’est vraiment ce site

Sigiriya n’est pas seulement un point de vue. C’est une ville royale entière, dont le rocher n’était que la citadelle, et dont il reste les jardins, les douves, des fresques, un mur poli couvert d’inscriptions et les fondations d’un palais. L’UNESCO l’a inscrite au patrimoine mondial en 1982, la même année que Polonnaruwa et Anuradhapura. Elle fait partie des huit sites classés du Sri Lanka.

Un palais au sommet d’un rocher de 180 mètres

La fiche de l’UNESCO consacrée à la ville ancienne de Sigiriya décrit les ruines « sur les pentes abruptes et au sommet d’un rocher de pierre rouge haut de 180 m », qui domine la jungle de tous côtés. Le rocher se voit de très loin : c’est une masse isolée, sans relief autour, posée sur la plaine sèche du centre-nord de l’île.

En bas, la ville : jardins, bassins, remparts, douves. À mi-hauteur, une galerie accrochée à la paroi, avec ses fresques et son mur poli. Au-dessus, une terrasse où se dressait un lion monumental. Tout en haut, le palais.

Kassapa, le roi parricide

L’histoire tient en peu de mots, et elle est violente. À la fin du Vᵉ siècle, le prince Kassapa fait tuer son père, le roi Dhatusena, et s’empare du trône. Son demi-frère Moggallana, héritier légitime, s’enfuit en Inde. Kassapa quitte alors la capitale d’Anuradhapura et fait bâtir sa résidence sur ce rocher, à la fois forteresse et palais de plaisance.

L’UNESCO date son règne de 477 à 495. Le site du projet Sigiriya du Central Cultural Fund, l’organisme public qui gère le lieu, parle de 18 années de règne. Selon National Geographic, le frère revient avec une armée et défait Kassapa vers 495. La capitale retourne à Anuradhapura.

Pourquoi « rocher du Lion »

Le nom vient de la manière dont on montait. L’UNESCO décrit « une série de galeries et d’escaliers » qui sortaient de la gueule d’un lion gigantesque de brique et de plâtre. Le visiteur entrait littéralement dans l’animal pour atteindre le palais. Du lion, il ne reste aujourd’hui que les deux pattes, de part et d’autre de l’escalier, sur une terrasse à mi-hauteur. Sigiriya signifie d’ailleurs « le rocher du lion » : le nom du lieu et son surnom disent la même chose.

Après Kassapa : un monastère, puis l’oubli

Le palais n’a pas été abandonné tout de suite. Selon le projet Sigiriya, le site redevient un monastère bouddhique jusqu’aux XIIᵉ-XIIIᵉ siècles. C’est pendant cette période que des pèlerins viennent voir les fresques et gravent leurs impressions sur le mur poli.

Puis la jungle reprend le dessus. National Geographic raconte qu’un officier écossais, Jonathan Forbes, part à sa recherche en 1831 sur la foi de textes bouddhiques, que des Britanniques atteignent le sommet en 1851, et que l’archéologue H.C.P. Bell dégage à la fin du XIXᵉ siècle les fameuses pattes du lion.

Infos pratiques

Billet, prix et horaires : la grille officielle

Le billet de Sigiriya est encaissé par le Central Cultural Fund (CCF), l’organisme public qui gère les grands sites archéologiques du triangle culturel. Sa grille est publiée en ligne et mise à jour régulièrement. C’est la seule qui fasse foi.

Billets de Sigiriya — grille du Central Cultural Fund

BilletEn dollarsEn roupies (taux du 24/09/2026)
Adulte étranger35 USD11 690 LKR
Enfant étranger de 6 à 12 ans20 USD6 680 LKR
Musée de Sigiriyainclus dans le billet du rocher—
Ressortissants de l’Asie du Sud (SAARC)50 % de réduction—

Source : grille tarifaire du Central Cultural Fund, taxes comprises, et page billets du portail Visit Sri Lanka du CCF.

Ce billet ne vaut que pour Sigiriya. Il ne donne pas accès au rocher voisin de Pidurangala, ni aux grottes de Dambulla. Pour comparer avec les autres sites du pays, la grille complète est reprise dans notre page que faire au Sri Lanka.

Pourquoi le prix en roupies change

Le CCF fixe ses tarifs en dollars, mais on paie en roupies, au taux de conversion qu’il affiche lui-même : « Prices are quoted in USD but payable in LKR at current exchange rates ». Le 24 septembre 2026, ce taux était de 334 roupies pour un dollar. Un mois plus tôt, il était de 335, et le même billet à 35 dollars s’affichait 11 725 roupies.

L’écart est minime, mais il explique pourquoi vous lirez des montants en roupies différents d’une page à l’autre, et pourquoi aucun ne vous sera exactement demandé au guichet. Retenez le prix en dollars : c’est lui qui ne bouge pas.

Enfants, musée, réductions

Les enfants de 6 à 12 ans paient le demi-tarif, à condition de présenter leur passeport au guichet : la billetterie en ligne du CCF le précise noir sur blanc. Prévoyez-le dans le sac du jour, pas dans le coffre de l’hôtel.

Le musée, au pied du site, est compris dans le billet du rocher. La grille affiche aussi un billet musée seul, à 6 dollars : il concerne ceux qui ne montent pas. Ne l’additionnez pas.

La réduction de 50 % est réservée aux ressortissants des pays de l’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Maldives, Afghanistan). Elle ne concerne pas les voyageurs européens.

Acheter son billet en ligne

Le CCF vend ses billets sur sa plateforme de billetterie en ligne. Trois règles sont à connaître avant de payer :

  • la commande reste valable 90 jours, ce qui laisse le temps de fixer la date ;
  • le billet ne permet qu’une seule entrée, le jour de la visite : on ne ressort pas pour revenir l’après-midi ;
  • il n’est pas remboursable.

Le billet en ligne évite la file d’attente du matin, mais il ne vous dispense pas du passeport si vous avez un billet enfant.

À quelle heure ouvre le guichet ? Deux réponses officielles

C’est la question où le flou est le plus grand, et il vient de la source elle-même. Le portail national du CCF indique pour Sigiriya « Open: 7:00 AM – 5:00 PM ». Le site du projet Sigiriya, édité par le même organisme, écrit que les billets sont délivrés de 5 heures à 17 heures.

Deux réponses officielles

Portail national du CCFOuverture : 7 h« Open: 7:00 AM – 5:00 PM »
Site du projet SigiriyaBillets dès 5 hbillets délivrés de 5 heures à 17 heures

Fermeture : 17 h — la seule donnée qui concorde

La fermeture à 17 heures est la seule donnée qui concorde. Pour l’ouverture, faites confirmer l’heure par votre hébergement la veille, et présentez-vous dès l’ouverture : c’est de toute façon le meilleur moment pour monter, on y revient plus bas.

Les vrais chiffres

Hauteur, marches, fresques : les chiffres qui circulent et ceux qui tiennent

Le rocher du Lion s’élève à 180 mètres au-dessus de la plaine. C’est le chiffre de l’UNESCO, et c’est le seul qu’on puisse retenir. Sur le reste, vous lirez à peu près tout et son contraire. Voici ce qui est établi, et ce qui ne l’est pas.

Ce qu’on lit souvent / ce qui est établi

SujetCe qu’on lit souventCe qui est établi
Hauteur200 m, 349 m, 370 m180 m au-dessus de la plaine (UNESCO). Les autres chiffres sont des altitudes au-dessus de la mer, ou des arrondis
Nombre de marches1 200, 1 300, 1 500Aucun décompte officiel. Les chiffres varient selon qu’on compte depuis le guichet, la base du rocher ou la terrasse du lion
Prix adulte30, 35 ou 36 dollars35 USD (Central Cultural Fund)
Prix enfant15 ou 18 dollars20 USD, de 6 à 12 ans, sur passeport
Ouverture5 h 30, 7 h7 h selon le portail national, 5 h selon le projet Sigiriya. Fermeture à 17 h dans les deux cas
Muséequelques dollars en plusinclus dans le billet
Fresques12, 21, 2219 figures selon le projet Sigiriya ; d’autres décomptes en donnent 21

Le nombre de marches mérite un mot. C’est la question qu’on pose le plus souvent, et c’est celle à laquelle aucune autorité ne répond : ni l’UNESCO, ni le Central Cultural Fund, ni le département d’archéologie. Ce qui compte pour préparer la montée, ce n’est pas un nombre, c’est sa forme : des escaliers de pierre dans les jardins, puis des volées métalliques fixées à la paroi, à flanc de vide sur certaines portions. On y revient étape par étape.

La visite

La montée du rocher du Lion, étape par étape

La visite suit un ordre imposé : on traverse la ville basse, on monte par la face ouest, on redescend par un autre chemin. Elle se lit comme une coupe du site, du jardin au palais.

Du jardin au palais, dans l’ordre de la visite

  1. Jardins d’eau
  2. Jardins de rochers
  3. Escalier et fresques
  4. Mur miroir
  5. Terrasse des pattes du lion
  6. Sommet

Les jardins d’eau et les jardins de rochers

On entre par l’ouest, en franchissant les douves. Les premiers jardins sont des jardins d’eau, tracés au cordeau. National Geographic souligne leur « elaborate symmetrical design » ; le projet Sigiriya décrit, dans le premier jardin, quatre bassins en L disposés symétriquement autour d’une allée centrale.

Bassins rectangulaires des jardins d'eau de Sigiriya bordés de brique et de pelouse, un jardinier balayant l'allée centrale, la base du rocher floue au loin

Plus près du rocher, le décor change : ce sont les jardins de rochers, où de gros blocs de granit dispersés sont reliés, selon le projet Sigiriya, par des sentiers sinueux ponctués d’arches naturelles.

L’escalier en colimaçon et les fresques

À mi-hauteur de la paroi, un escalier métallique en colimaçon mène à une petite poche abritée dans la roche. C’est là que se trouvent les célèbres demoiselles de Sigiriya : des figures féminines peintes, coupées à la taille comme si elles émergeaient des nuages, couvertes de bijoux, portant des fleurs.

Combien en reste-t-il ? Le projet Sigiriya écrit que les peintures « sont réduites à 19 figures féminines » ; d’autres décomptes, dont celui de National Geographic, en retiennent 21. Leur identité fait débat depuis plus d’un siècle — nymphes célestes, dames de la cour, offrandes — et aucune réponse ne s’est imposée.

Le mur miroir et ses graffitis

En sortant de la poche des fresques, on longe le mur miroir : une paroi enduite et polie qui suit la galerie. Elle a perdu son éclat, mais elle a gardé ce que les visiteurs y ont écrit pendant des siècles. National Geographic compte bien plus de 1 000 graffitis, gravés entre le VIIIᵉ et le XIIIᵉ siècle par des moines et des pèlerins venus voir les fresques.

Galerie du mur miroir à flanc du rocher de Sigiriya, paroi ocre polie à gauche et parapet à droite, visiteurs avançant en file silencieuse

Le spécialiste de référence, l’épigraphiste Senarat Paranavitana, en a lu, interprété et publié 685, selon le projet Sigiriya. Ce sont des vers, dont beaucoup s’adressent aux femmes peintes. On ne touche pas la paroi.

La terrasse des pattes du lion

La galerie débouche plus haut sur une large terrasse. C’est ici que se dressait le lion de brique. Ses deux pattes, griffes comprises, encadrent toujours le départ du dernier escalier. C’est le décor de la photo que tout le monde prend.

C’est aussi l’endroit où le projet Sigiriya signale des nids d’insectes sur la paroi. Une halte, oui ; un pique-nique bruyant, non. Le chapitre suivant explique pourquoi.

Le sommet

La dernière volée est la plus raide : des marches métalliques et des rampes collées au rocher, au-dessus du vide. Au sommet, des ruines en terrasses : les fondations du palais et des bassins taillés dans la roche. La vue porte sur la forêt, le réservoir, et le rocher voisin de Pidurangala.

Fondations de brique du palais en terrasses et bassin taillé dans la roche au sommet de Sigiriya, forêt et réservoir s'étendant dans la plaine en contrebas

Il n’y a pas d’ombre en haut. On redescend par un autre itinéraire, qui rejoint la sortie par les jardins de rochers.

Est-ce difficile ? Vertige, chaleur, enfants

La montée n’est pas technique, mais elle est continue, et elle se fait souvent sous la chaleur. Un voyageur en forme moyenne la fait sans difficulté s’il part tôt et prend son temps.

Sentier de pierre passant sous une arche naturelle formée par deux gros blocs de granit dans les jardins de rochers de Sigiriya, une voyageuse marchant à l'ombre

Le vertige est la vraie question. Les escaliers des jardins ne posent aucun problème. Les volées métalliques fixées à la paroi, en revanche, laissent voir le vide sous les pieds sur certaines portions, en particulier entre la terrasse du lion et le sommet. Si vous avez le vertige, la terrasse des pattes est un point d’arrêt honorable : vous aurez vu les jardins, les fresques, le mur miroir et le lion.

Avec des enfants, la montée se fait dès l’âge où ils marchent longtemps sans être portés : les passages étroits ne permettent pas de porter un enfant en sécurité. Gardez-les à la main sur les escaliers métalliques.

Erreurs à éviter

  • Arriver à 11 heures : la chaleur et l’affluence au même moment.
  • Oublier le passeport d’un enfant de 6 à 12 ans : pas de demi-tarif sans lui.
  • Parler fort ou chahuter sur le sentier : c’est ce qui favorise les attaques d’insectes.
  • Prévoir une seule bouteille d’eau : emportez-en assez pour toute la matinée, au soleil et sans ombre au sommet.
  • Monter un jour de pluie : les marches métalliques et la roche deviennent glissantes, et la vue est bouchée.
Sécurité sur le rocher

Frelons, guêpes ou abeilles : le vrai risque de Sigiriya

Le risque n’est pas la chute, c’est l’insecte. Il est rare, mais il est réel, il est documenté, et il est connu des autorités françaises comme sri-lankaises. Il vaut mieux le connaître que le découvrir sur la paroi.

Ce que dit l’avertissement officiel

La fiche Sri Lanka de France Diplomatie est explicite :

« des attaques massives de frelons, pouvant nécessiter une hospitalisation, sont régulièrement signalées sur le sentier forestier menant au Rocher du Lion de Sigiriya. Un panneau indique que le bruit est de nature à favoriser ces agressions. »

France Diplomatie, conseils aux voyageurs, fiche Sri Lanka

Le site du projet Sigiriya confirme que la terrasse des pattes du lion abrite des nids. Le gestionnaire lui-même le dit : ce n’est pas une rumeur de forum.

Ce qui s’est passé en août 2024

Le quotidien sri-lankais The Morning a rapporté en août 2024 l’hospitalisation de 22 touristes étrangers après une attaque. Une partie d’un nid s’était détachée sous un vent fort. Le site a été fermé temporairement, puis rouvert.

Deux enseignements pratiques. Une attaque peut être déclenchée par un événement extérieur, pas seulement par le comportement des visiteurs. Et le site peut fermer quelques heures sans préavis : si votre journée est minutée, gardez une marge.

Frelons, guêpes ou abeilles ?

Les sources ne s’accordent pas sur le nom de l’insecte. France Diplomatie et le CCF écrivent « frelons ». La presse sri-lankaise parle de « guêpes ». Le site d’information environnementale Mongabay a consacré une enquête au sujet en 2022 : l’apiculteur Wasantha Punchihewa, conseil du gouvernement sur les abeilles, y identifie des abeilles géantes (Apis dorsata), qui bâtissent de grands rayons à l’air libre sous les surplombs.

Grands rayons d'abeilles géantes suspendus sous un surplomb de granit, vus de loin au téléobjectif, sans aucun visiteur à proximité

La même enquête recense les causes avancées : le bruit des visiteurs, les attaques de rapaces sur les colonies, et une hypothèse moins attendue, les odeurs d’urine laissées dans les recoins faute de toilettes sur le parcours. Aucune n’est tranchée.

Pour le voyageur, le nom importe peu. La conduite à tenir est la même.

Comment se comporter

  • Monter en silence, ou presque. C’est la consigne du panneau signalé par France Diplomatie.
  • Ne pas s’attarder bruyamment sur la terrasse du lion, où se trouvent les nids.
  • Suivre immédiatement les consignes du personnel si l’accès est fermé ou si l’on vous demande de redescendre.
  • Si vous êtes allergique aux piqûres, parlez-en à votre médecin avant le départ et emportez le traitement qu’il vous prescrit.

Pour le reste des risques de voyage, de la baignade aux arnaques, voir notre page le Sri Lanka est-il dangereux.

Saison et heure

Quand monter : la saison et l’heure

La saison

Sigiriya se trouve dans la zone sèche du centre-nord, et le triangle culturel est la région la plus régulière du pays. Il se visite toute l’année, sauf en octobre et novembre, les deux mois les moins favorables. Le reste de l’année, il fait chaud, et la visite se joue surtout sur l’heure. Pour le détail mois par mois et côte par côte, voir quand partir au Sri Lanka.

L’heure

Montez à l’ouverture. Trois raisons s’additionnent : la chaleur, qui devient pénible en fin de matinée sur un rocher sans ombre ; l’affluence, qui crée des bouchons sur les escaliers étroits de la paroi ; et la lumière, rasante et douce sur les jardins.

La fin d’après-midi est la seconde option, mais elle a un défaut : le site ferme à 17 heures, et vous ne pourrez pas vous attarder au sommet. Si vous voulez le lever ou le coucher du soleil, c’est depuis Pidurangala qu’il se regarde.

Comparatif

Sigiriya ou Pidurangala : quel rocher gravir ?

Face au rocher du Lion se dresse un second rocher, Pidurangala. Les deux se voient l’un l’autre, et c’est précisément leur différence : du sommet de Sigiriya, on voit Pidurangala ; du sommet de Pidurangala, on voit Sigiriya. C’est pourquoi la plupart des photos du rocher du Lion sont prises de là-bas.

Voyageuse s'aidant des mains pour franchir un passage entre deux gros blocs de rocher près du sommet de Pidurangala, à l'aube

Sigiriya ou Pidurangala, critère par critère

CritèreSigiriyaPidurangala
Ce qu’on voitles vestiges : jardins, fresques, mur miroir, pattes du lion, palaisla vue sur le rocher du Lion
GestionnaireCentral Cultural Fund (État)le temple bouddhique voisin
Billet35 USD, grille officielleaffiché au guichet du temple, publié nulle part
Tenuelibreépaules et jambes couvertes au temple, comme dans tout lieu de culte
Le terrainescaliers de pierre et volées métalliques aménagéessentier de rochers ; d’après les retours de voyageurs, un dernier passage où l’on s’aide des mains
Lever et coucher du soleilnon : horaires d’ouverture fixesoui, c’est sa raison d’être

Le verdict, par profil

Vous ne ferez qu’un des deux, et c’est votre premier voyage

Sigiriya. Pidurangala vous offre une vue ; Sigiriya vous offre un site.

Vous voulez la photo du rocher au lever du soleil

Pidurangala, puis Sigiriya en fin de matinée si vous avez l’énergie, ou le lendemain matin.

Votre budget est serré

Pidurangala seul vous donne l’image, pas l’histoire. C’est un compromis, pas un équivalent.

Vous avez le vertige

ni l’un ni l’autre ne sont confortables au sommet. À Sigiriya, la terrasse du lion offre un point d’arrêt sûr.

Pour tous les autres doublons de ce genre (Polonnaruwa ou Anuradhapura, Yala ou Wilpattu), voir notre page les plus beaux endroits du Sri Lanka.

Organiser la journée

Venir à Sigiriya et organiser la journée

Où dormir

Le village de Sigiriya, au pied du rocher, est la base la plus pratique pour monter à l’ouverture. Dambulla et Habarana, à quelques dizaines de minutes de route, servent aussi de base, avec plus de choix. Nous ne recommandons pas d’adresse : dormez assez près pour être devant le guichet à l’ouverture, c’est le seul critère qui compte.

Comment venir

Sigiriya n’a pas de gare, ni Dambulla. Le rocher se rejoint par la route, généralement depuis Habarana ou Dambulla, en tuk-tuk, en bus local ou avec un chauffeur. Habarana est desservie par la ligne de l’est : le détail des lignes et des réservations est dans notre guide du train au Sri Lanka. La plupart des voyageurs visitent Sigiriya dans le cadre d’un circuit avec chauffeur.

Ce qu’on combine dans la même journée

Sigiriya se fait le matin. L’après-midi reste libre pour l’un de ces trois compléments :

  • les grottes de Dambulla, temple rupestre classé à l’UNESCO, dont le billet est encaissé par le temple et non par le Central Cultural Fund ;
  • un safari dans un des parcs voisins — Minneriya, Kaudulla ou Hurulu —, où se rassemblent les éléphants en saison sèche : voir notre guide des parcs nationaux du Sri Lanka ;
  • un vol en ballon au-dessus de la région, à réserver pour un autre matin, puisqu’il se fait lui aussi à l’aube : voir la montgolfière au Sri Lanka.

Notre verdict. Le rocher du Lion mérite sa réputation, à condition de le visiter comme un site et non comme un sommet. Montez à l’ouverture, en silence, avec de l’eau et le passeport des enfants. Prenez le temps des jardins et du mur miroir : ce sont eux, plus que la vue, qui font de Sigiriya un lieu unique. Et si c’est la photo du rocher que vous voulez, elle se prend depuis Pidurangala.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le rocher du Lion

Combien de marches compte le rocher du Lion au Sri Lanka ?

Aucune autorité n’en publie le décompte : ni l’UNESCO, ni le Central Cultural Fund qui gère le site. Les chiffres qui circulent varient selon le point de départ choisi : guichet, base du rocher ou terrasse du lion. La montée combine des escaliers de pierre dans les jardins et des volées métalliques fixées à la paroi.

Quelle est la hauteur du rocher de Sigiriya ?

180 mètres au-dessus de la plaine, selon l’UNESCO. Les chiffres plus élevés que vous lirez ailleurs sont des altitudes au-dessus du niveau de la mer, ou des erreurs reprises d’une page à l’autre. C’est la hauteur relative, celle que vous allez monter, qui compte.

Combien coûte l’entrée du rocher du Lion ?

35 dollars pour un adulte étranger, soit 11 690 roupies au taux du Central Cultural Fund du 24 septembre 2026. Les enfants de 6 à 12 ans paient 20 dollars sur présentation du passeport. Le musée est compris. Le paiement se fait en roupies.

Combien de temps faut-il pour visiter Sigiriya ?

Prévoyez une matinée complète. La montée elle-même n’est pas longue, mais les jardins, la galerie des fresques, le mur miroir et le sommet méritent qu’on s’y arrête, et les escaliers étroits ralentissent tout le monde aux heures d’affluence.

La montée est-elle difficile quand on a le vertige ?

Les jardins et les premiers escaliers ne posent aucun problème. Les dernières volées métalliques, entre la terrasse du lion et le sommet, laissent voir le vide sur certaines portions. Si vous avez le vertige, arrêtez-vous à la terrasse des pattes du lion : vous aurez vu l’essentiel du site.

Peut-on monter au rocher du Lion avec des enfants ?

Oui, dès qu’ils marchent longtemps sans être portés : les passages étroits ne permettent pas de porter un enfant en sécurité. Pensez à leur passeport, indispensable pour le demi-tarif des 6-12 ans, et gardez-les à la main sur les escaliers métalliques.

À quelle heure faut-il monter à Sigiriya ?

À l’ouverture du guichet. Il fait plus frais, les escaliers sont moins encombrés et la lumière est belle sur les jardins. Le site ferme à 17 heures. Pour le lever ou le coucher du soleil, c’est le rocher voisin de Pidurangala qu’il faut gravir.

Le rocher du Roi Lion existe-t-il vraiment au Sri Lanka ?

Non. Le rocher du film d’animation est un décor imaginaire de savane africaine, sans lien avec Sigiriya. Le rocher sri-lankais doit son nom de « rocher du Lion » au lion monumental de brique et de plâtre par la gueule duquel on montait autrefois au palais, et dont il reste les deux pattes.

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